Reflexions

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7
sept 2008
Posté dans art, litterature, poétique, Poésie par artetpeinture à 5:59 | Pas de réponses »

De la réflexion perdue

Ô toi profondeur de l’esprit !
Tu te construis un monde ombreux
Pour que l’être au jour, abêtit,
S’isole dans le ténébreux ;

Chaque nuit le sable y prospère
Dans la désolation stérile
De l’hégémonie d’un désert
Ne concédant rien au fertile ;

Lueur tu ne pénètreras
Pas les strates de l’ignorance
Que l’ineptie t’opposera
Dans sa quête de somnolence ;

C’est dans l’extatique mutisme,
Ce funeste assoupissement
Au tombeau des idéalismes,
Que fleuri l’endormissement ;

Qu’est-il arrivé aux idées
Pour qu’elles n’y aient plus leur nid,
Pour qu’elles aient ainsi déserté
Un cerveau livré à l’ennui ;

L’âme s’est tue dans l’aphasie
De cet ostracisme raison
Relégué dans la niaiserie
Du fléau qu’est la cognition ;

Ver tu as élu domicile
Au coeur du fruit de l’immortel
En pérénisant le futile
Au rang des grandeurs éternelles ;

Ô pathétique intelligence !
En perdition et titubante
Dans des pensées en flatulences :
Ta réflexion est vacillante.

 

7
sept 2008
Posté dans art, litterature, poétique, Poésie par artetpeinture à 5:54 | Pas de réponses »

De l’éphémère

Ô toi ! Instant de l’éphémère,
Sublime de l’évanescent :
Ton avènement mortifère
A endeuillé l’être pensant ;

À peine as-tu franchi le seuil
Du vivant que tu revendiques
De t’en retourner au cercueil
Des évocations oniriques ;

Lueur affranchie de constance
Dans un infini circoncis
De défuntes réminiscences
D’une chronique ensevelie ;

Indélébile souvenir,
Moment volatil embaumé
De périssable devenir
Parfumé de fugacité ;

Éclair pétrifiant nos mémoires
Fragmentées d’éclats fugitifs
Et d’infructueux faux espoir
Mort au provisoire furtif ;

Soudaineté de l’imprévisible
Instantanée effervescence,
Vain reflet de l’imperceptible
Immédiateté de l’essence ;

Insondable bonheur présent
Immolée par le temporel,
Incommensurable étincelle
Calcinée au feu du néant ;

Destin entaché de précaire
Face à un avenir instable
Fuyant un monde temporaire
Tout converti à l’immuable.

 

 

7
sept 2008
Posté dans art, litterature, poétique, Poésie par artetpeinture à 5:51 | Pas de réponses »

Terre marécageuse

Ô toi ! Terre marécageuse,
Nul ne s’approche impunément
De ton immensité fangeuse,
Sans sombrer dans l’envasement ;

Fontaine terreuse, insondable
Lie de l’amertume, breuvage
Sacré devenu imbuvable
Pour des coeurs exempts de cépage ;

Sédiment de l’ostentation
Que ces paroles qui s’enlisent
Dans d’obséquieuses séductions
Que la perfidie divinise ;

Que de promesses restées vaines
Dans les marais propice aux fièvres
Fallacieuses, comme une aubaine
Pour des serments devenus mièvres ;

Mare abyssale et croupissante :
Dans tes évasifs sentiments
Ta fidèlité est troublante
De sablonneux engagements ;

Vertu à jamais empêtré
En ces fonds mouvants qui égard
L’intègre restée embourbé
De moralité en retard ;

Action maculée de souillure,
Dans les eaux boueuses et captieuses :
Subrepticement tu rassures
Dans ta liturgie insidieuse ;

Ondes où se mirent les roseaux
Se courbant malgré leur raideur
Comme s’ils portaient leur fardeau
Au désespoir des saules en pleurs.

12
août 2008
Posté dans art, litterature, poétique, Poésie par artetpeinture à 5:04 | Pas de réponses »

De l’indécent courage

 Triste et pitoyable spectacle
Que nous offre le sursitaire :
Dans le déni de sa débâcle
Se démenant pour rester fière ;

Au comble de l’humiliation
Son attachement à la vie
Et cette indécente obsession
Pour rester quelqu’en soit le prix ;

S’inventant un dernier combat
Dans une lutte sans issue
Dont il nie tous les résultats,
Ne voulant s’avouer vaincu ;

Pareil au taureau dans l’arène,
Il veut apparaitre sans peur
Dans une ultime mise en scène
Où il périra en vainqueur ;

Expression vaine d’un orgueil
Pris de vertige face à l’abîme,
Sursaut du moribond au seuil
Du trépas s’accrochant aux cimes ;

La bravoure n’est-elle pas
Face à la mort de lui sourire ?
La dignité n’est-elle pas :
Se résigner sans s’accroupir ?

Que d’agitation convulsive
Ont été prise pour du courage,
Que de résolution passive
Ont terni les plus belles images ;

Quel pleutre acharnement pour vivre
Dans la lâcheté inavouée,
D’un vaniteux qui veut poursuivre
Son rêve d’immortalité.

12
août 2008
Posté dans art, litterature, Poésie par artetpeinture à 5:01 | Pas de réponses »

Chronique d’une vie

Ô vie ! Mon cœur baigné par l’amour est aride
Et les chances de trouver une source sont vides
D’espoir ; Je ne vois la marque d’aucun sillon,
De ride creusé par la commisération ;

J’ai cru que guider par l’ivresse de la jeunesse
Mon destin n’aurait pas à souffrir des bassesses,
Que je saurais résister au vent de l’envie
Qui anime les hommes et qui les avilit ;

Lorsque je me suis abandonné aux plaisirs
Et que j’ai pu assouvir enfin mes désirs,
Je n’ai éprouvé que mince satisfaction
Regrettant mes chimères et leur consolation ;

Derrière la cupidité du vaniteux
J’ai cherché désespérément un homme heureux,
Mais je n’ai découvert que la misère humaine
Et son long cortège de malheur et de peine ;

J’ai écouté ce qui se cache sous les mots
Je n’ai découvert que la détresse des maux,
Le morbide envahir le fond des esprits sains
Dans l’inconsolable contrition du chagrin ;

J’ai compris l’âpreté de ton enseignement
Aux idées que j’ai conduites à l’enterrement,
De tous mes idéaux que j’ai dû sacrifier
Sur l’autel de l’impérieuse réalité ;

La noble réflexion je ne l’ai jamais eu
Et lorsque j’ai du l’imiter je n’ai pas pu :
Je n’ai connu que les affres de l’expérience
Et tous les regrets de l’impulsive indigence.

Mais il est tard pour que je saisisse ton mystère :
Chaque découverte m’apparait plus amère
Et l’émerveillement toujours plus péremptoire ;
Au seuil de la vieillesse j’aspire au reposoir.

12
août 2008
Posté dans art, litterature, poétique, Poésie par artetpeinture à 4:58 | Pas de réponses »

De la morale

Ô morale ! Parfum de vertu,
 Effluve de bromure flétri :
Dans le jardin de mes envies
Le  fruit tu me l’as défendu ;

Tu es l’universalité
Des accords, l’unisson des cœurs ;
Concorde abusée par les leurres
Et les jeux de la fausseté ;

Âme de l’apôtre arbitraire
En chaque conscience où tu sièges
Tu réinventes les arpèges
Du remords en un chant amer ;

Tu nous fais baisser le regard
En nous imposant ta censure
Sur les beautés de la nature :
Dans l’interdit de l’avatar ;

Chantre des psaumes du devoir,
Carcan de l’asservissement
Justifiant tous les châtiments :
Dans le sacrifice expiatoire ;

Dogme érigeant les échafauds
Tu es l’alibi de nos crimes,
Tu amnisties et tu réprimes
Au gré de l’humeur des drapeaux ;

 Tu es garde fou, ce surmoi
Qui scrute toutes nos actions
En refoulant l’approbation
 Dans l’inhibition de l’émoi ;

Vérité dans les intérêts
Des uns, instrument du malheur
Quand tu achètes le bonheur
Des autres, en fossoyeur du vrai.

11
août 2008
Posté dans art, litterature, poétique, Poésie par artetpeinture à 10:14 | Pas de réponses »

De nos vaines chimères

La fragilité de leur mince embarcation
Ne les a pas fait renoncer à leur espoir
De lever l’ancre pour assouvir leur passion
À contre-courant des vagues pour ne pas choir ;

Affrontant sur leur frêle et périlleux esquif
Les vents tempétueux qui tourmentent les mers,
Leur cœur a vaincu la houle des flots rétifs,
Briser au rocher de leurs rêves les plus chers ;

Les voiles enflées au souffle du destin souriant,
Guidés par les phares célestes tout étoilés
Leur a évité les écueils des jeunes amants
Grisés par ce tapis d’océan argenté ;

Que cherchent-ils par delà l’horizon marin
Ces heureux ? Se noyer dans l’oubli des mortels ?
Fuir ces marées chargées d’écume de chagrin
Et rescapés se languir sur leur archipel ?

Rebelle aux sirènes venant les secourir,
Seul leur folle fantasmagorie façonna
La plus petite de leurs îles en un empire,
Le fracas des lames en un balai d’opéra ;

Les récifs sont leur dernière terre d’asile
Pour ces naufragés perdus venus se jeter
Sur les rivages, comme un ultime fossile,
En leur vaine chimère à jamais échouée.

17
juil 2008
Posté dans art, litterature, poétique, Poésie par artetpeinture à 10:07 | Pas de réponses »

Connais-toi toi-même…

Connais-toi toi-même et jamais plus Dieu
 Dans ses espérances tu n’attendras,
L’au-delà jamais plus tu ne croiras
Et les cieux éthérés tu ne craindras ;

Connais-toi toi-même et alors les anges
Déchus en eux tu te reconnaitras,
La foi jamais tu ne réclameras :
Étrangère la piété te sera ;

Connais-toi toi-même et alors tes rêves
Les vivre le jour tu réclameras ;
Les peurs, les craintes tu affronteras :
De trêve dans la lutte tu n’auras ;

Connais-toi toi-même et alors la vie
Ton image reflétée tu verras ;
En toi ton temple tu te construiras :
Le paradis la terre deviendra.

 

10
juin 2008
Posté dans art, litterature, poétique, Poésie par artetpeinture à 5:34 | Pas de réponses »

De l’illusion

Ô toi, fossoyeur de mémoire
Défunte à jamais mystifiée :
Ta lueur les a fourvoyées
Dans de chimériques histoires ;

Travesties par les fantaisies
De leurs souvenirs en déclin,
Sertie de fragments de destin
Relégué au flou de l’oubli ;

Il n’est rien de plus confortable
Que le parfum de ces mirages
Que tout un chacun s’aménage
Pour faciliter l’acceptable ;

Âme faible que tout épuise,
Repus de vérités partielles,
Le refrain émanant du ciel
Te berce aux fables bien apprises ;

Elle nourrit tes jugements
En soulageant la réflexion,
Entretiens tes folles opinions
Dans la douce ferveur des chants ;

Effluve enivrant de senteur
Aux vertus des plus apaisantes,
D’utopies vaines et arrangeantes :
Parodie voilée de bonheur.

 

5
juin 2008
Posté dans art, litterature, poétique, Poésie par artetpeinture à 4:59 | Pas de réponses »

Hymne au noir

Ô toi, grand initiateur de la nuit :
Combien ton crépuscule m’a séduit ?
Maitre des profondeurs et des ténèbres
Tu es l’éternelle pensée funèbre ;

Fille des astres que tu embellis
Dans l’infini devenu ton pays,
Tu invites tous les regards inquiets
Au déclin du jour et à ses secrets ;

Tu es mon seul refuge, ma pénombre
Nocturne où se réincarne mon ombre
Défunte incarnant les peines endeuillées
Dans la noirceur du soir incinéré ;

Tu es mon héros, mon inspirateur,
Un écho qui nous tombe des hauteurs
Et qui pénétrant le fond des abîmes
Élève l’âme dans les creux de l’intime ;

Tu m’évites ces éclairages absurdes
Que l’on rencontre sur les latitudes
D’un monde aveuglé par les artifices
Luisants, d’une réalité factice ;

Tu es mon étoile sur les chemins
 Constellés, l’énigme de ces lointains
Aux arcanes noirâtre de  l’occulte,
Au silence éloigné de tout tumulte ;

Tu es cette obscurité matricielle,
Un Dieu en ce néant originel
Dans l’atmosphère noircie du céleste
Encensant mes rêves les plus funestes ;

Tu es cette étendue existentielle,
L’uniformité formant l’essentiel
D’un univers noir absent de couleur :
Arc en ciel du contraste et des valeurs ;

Tu nais de la trinité des mélanges
Élémentaire, avènement étrange
D’une fusion gommant les différences :
Ce trait de l’union sans condoléances ;

Tu es l’équilibre dans la rupture
De ces tons primaires à qui tu assures
La tonalité et leur caractère :
Sacrifié aux premières lumières.

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