Reflexions

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Effluves du soir

Effluves du soir

Ô mémoire étiolée, combien je te vénère
Dans mes rêves éveillés, quand j’implore les cieux
D’éteindre en moi le feu des souvenirs amers,
Que mes yeux ont gardé en signe d’adieux ;

Je n’ai pu résister aux voix de l’extérieur :
Comme la sirène exacerbant nos faiblesses,
J’ai cédé à ses chants et cru que ses faveurs
M’aiderait à surmonter, souffrance et détresse ;

Apre lucidité, Muse cauchemardesque
De mes réalités, fardeau de vérité :
Ton ballet nocturne aux accoutrements dantesques,
Joue des mises en scène au songe mal inspiré ;

Crépuscule béni dont j’attends impatient
Le manteau recouvrir les douleurs indécentes
D’un monde condamné au repos affligeant
De l’indifférence sereine et provocante ;

Torturante clarté, veux-tu me sacrifier
Aux portes du néant, enterrer mes émois
Au fond des catacombes et ne plus m’attaché
Aux liens d’humanité, pour affranchir mes joies ;

Je fuirai ta lueur et poursuivrai ton ombre
Pour que l’obscurité sur ton chemin me guide
Jusqu’à tes ténèbres, me jettent en ta pénombre
Et trouvant le repos, je m’abandonne au vide ;

Douceâtre rêverie, tu ne m’emporteras
 En tes vains fantasmes ni en tes illusions,
Car la malignité et ton indigne appât,
Ce funeste poison aux couleurs d’évasions ;

Colombe innocente à la blancheur matinale,
En ton sein j’apprendrai à lire dans le noir
Ces beaux contes de fées pour enfin faire escale
En ta nuit parfumée aux effluves du soir.


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