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Archive pour la catégorie 'poétique'


De la foi sanglante

5 juin, 2008
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De la foi sanglante

Quel malheur frappe l’homme pour qu’il se détourne
De la connaissance infinie et s’en retourne
Sans cesse sur les chemins de l’obscurantisme
Comme le phare éteint de son idéalisme ;

La peur phobique d’échouer sur le récif
De la réflexion devient péché maladif ;
La lumière n’éclaire que ceux qui avancent :
Elle ombrage l’abstinent qui dans son errance

A petit pas se met à compter avec peine
L’étendue de son ignorance toute pleine
De toutes ses certitudes qui nous effraient,
Quand elles affirment réfléchir sur notre paix ;

Inhumant le doute un peu trop inhibiteur
Dans une prière dissipant le malheur,
L’indigence est l’un des meilleurs préservatifs
Contre l’esprit inventif et dubitatif ;

Elle est le meilleur remède contre l’avance
De ce savoir qui enfante la repentance,
Quand celui-ci découvre de féconds chemins
Pour échapper aux carcans réducteurs du saint ;

Détournant le regard de la concupiscence
Afin d’éviter l’éveil, le trouble des sens,
De celui qui ne peut renoncer au pourquoi
De l’immaculé craignant de souiller sa foi :

C’est dans l’avortement de la raison pensante
Qu’est née cette foi inébranlable et sanglante.

Du bonheur du croyant

5 juin, 2008
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Du bonheur du croyant

Quand son bonheur ne se mesure qu’à la souffrance
Et la misère qui ternie les yeux d’autrui,
On comprend mieux la source de la jouissance
Du croyant qui cherche dans l’ombre un ennemi
Pour assouvir la soif en son intolérance
Dans les eaux frelatés pas encore béni
En observant les âmes égarées dans l’offense
Se dépraver dans le marais de l’hérésie :
Ce péché fangeux de la désobéissance
Qui les plonge dans l’opprobre et la vilenie,
Pour sa joie et la haine de la connaissance.

De l’altruisme du converti

5 juin, 2008
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De l’altruisme du converti

 Il jouissait de la vie pour ne pas mourir bête,
Souvent inspiré par une âme de poète ;
Il avait plus d’opinions que de certitude
Et n’avait pas conscience de sa finitude ;

Quelle haute pensée de se savoir mourant
Dans le confort et le bien-être opulent ;
L’immortalité était son seul avenir,
Et les céphalées l’épargnaient de réfléchir ;

Il avait tant entendu et maintes fois vu
La nécrologie d’autrui, certes avec émoi
Mais sans jamais vraiment imaginer qu’un jour
Il aurait sa place et que ce serait son tour ;

La maladie arriva comme un couperet
Et la terreur mit fin à ses plus beaux projets,
Ne lui laissant d’autre choix que le paradis
À espérer ; priant en nouveau converti,

Il se plaignait du manque de reconnaissance
A son propre égard et fit cas de ses souffrances,
Aux fidèles, cherchant la considération,
Réclamant de chacun un peu plus d’attention,

Désireux que Dieu aussi s’apitoie sur lui
Et que dans une absolution : il le gracie ;
Son cœur le poussa à finir ses entreprises
Ne voulant rien concéder à la couardise ;

Alors, il afficha ses réussites aux murs
Comme des trophées brillants par leur fière allure,
Dernier miroir à son image narcissique,
Et entretenant ses inclinations cyniques ;

Il s’intéressa à la misère alentour
En plastronnant qu’il ne voulait rien en retour,
Il s’enorgueilli tel un gladiateur romain ;
Victorieux de ses batailles sur son destin

Et à la bravoure de ses engagements,
Il devint nouvel apôtre du dévouement,
Altruiste de l’humilité, prêt à combattre
L’injustice du monde dans un dernier sacre.

De la solitude du penseur

5 juin, 2008
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De la solitude du penseur
 

Sur les sommets là où campe l’homme érudit,
Il y a longtemps que l’herbe verte a jauni :
Jamais un arbre n’y a donné un seul fruit,
Aucun des oiseaux n’y a jamais fait son nid ;

Même le parfum des roses s’est évanoui,
Refusant de franchir les bornes du mépris,
De ceux qui en proie au vertige s’anoxie
Dans l’épineuse vérité de l’hérésie ;

Les journées mornes et dépourvue de poésie,
Il scrute  l’horizon cherchant une égérie ;
Désespéré de n’y trouver aucune amie,
Il se met à réinventer des paradis.

Il finit par redonner un sens à sa vie,
En se servant des mots comme un alibi ;
Dans son jardin tarit des larmes de l’ennui
S’étiole la luxuriance de son esprit.

Du simple d’esprit

28 mai, 2008
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Du simple d’esprit

La réflexion voue, condamne l’homme au malheur :
Seul le simple d’esprit est promis au bonheur,
A la plénitude de la satisfaction,
A la consolation de la prosternation,

A l’ignorance, face au démon des pensées ;
Quand s’agenouiller est sa plus grande fierté,
La petitesse l’élève au rang de géant,
En le rendant plus fière et par trop arrogant ;

Les yeux trop attardés à regarder le ciel,
La souffrance terrestre lui devient vénielle ;
Son sentiment de grandeur et de profondeur
Et tels, qu’il se sent attiré vers les hauteurs,

Pour laquelle mère Nature a renoncé
A sa domination, à sa fécondité,
Au sommet, où jamais un fruit n’a vu le jour,
Où, aucun oiseau ne se risque à faire un tour ;

Que de prières exaucées ont dû reléguer
La curiosité aux flammes du bûcher,
Éclairant par là même son obscurantisme,
Et son besoin inassouvi de cynisme,

Dans une chasse à l’hérétique, à la sorcière,
Comme un ultime sacrifice au nom du père ;
La face jonchant le sol, mordant la poussière,
Pourra-t-il oublier sa coupable misère,

Dans son infertilité, sa toute impuissance
A cultiver les fruits de la connaissance,
Dans une terre trop aride et trop hostile
A la graine d’une raison par trop stérile

Et asséchée par les remords de la jouissance,
Qui le destine à la haine et à toutes les vengeances ?

Réflexion sur notre progrès

28 mai, 2008
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Réflexion sur notre progrès

Partagé entre l’espérance du rien,
Et le désespoir du tout, au petit matin,
Je me réveil dans les limbes qui m’écartèle,
Par ces vérités qui nous endorment lorsqu’elles

Prétendent vouloir soulager des maux du soir ;
Dans cette cécité du jour, je me sens choir,
Vouloir me départir de l’être, de l’humain
Civilisé et servile, croyant en vain
 
Échapper aux sentiments de ma condition,
Renonçant un temps au leurre de ma raison ;
Je lutte fiévreusement pour fermer les yeux,
Pour m’en retourner par les chemins tortueux

De l’esprit qui divise pour additionner
L’incohérence de la multiplicité,
Du moins qu’engendre la permanence du doute ;
Quel monde ?… glorifiant la certitude où toute

Obscurité est regardée comme une insulte
A l’intelligence, édifiant comme un culte
L’esprit scientifique « nouvelle providence »
D’un bonheur promit exempt de toute défiance,

Enorgueillit de découverte et de progrès
Où l’individu dans sa conquête de vrai
A perdu le sens du rêve, de l’illusion,
Dans un dernier sursaut empreint de conviction.

Hymne à la nature.

28 mai, 2008
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Hymne à la nature.

Que la nature reste la maîtresse de nos inspirations :
Qu’elle nous enivre comme le parfum des saisons,
Qu’elle vienne fleurir le parterre du chemin de nos émotions,
Qu’elle vienne enrichir de couleurs les confins de notre imagination,
Qu’elle devienne source d’apaisement dans la peur de nos évasions,
Dans cette soif insatiable, inassouvie, qu’engendrent nos exaltations ;
Qu’elle devienne enfin le fruit intarissable de nos passions,
Se riant des limites dans le jardin censuré de nos plus folles raisons.

Testament

22 mai, 2008
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Testament

Enfoui sous les débris en ruine,
Murés aux affres de l’oubli
Sous les années ensevelies,
Notre histoire se dissémine ;

Les feuilles doivent-elles servir
À masquer l’empreinte des pas
Qui mène de vie à trépas,
Dans notre crainte de périr ?

Où, devons-nous les parapher
Comme un ultime témoignage,
Gravé dans le marbre de l’âge ?
Survivance d’une pensée

Que les mots, l’écriture allongent
Dans l’éphémère de la vie
Qui condamne tous les esprits
Dans l’illusion qui nous prolonge.

 
 

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