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Archive pour la catégorie 'poétique'


De l’amitié

5 juin, 2008
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De l’amitié

Où sont passées nos plus belles amitiés :
Celles que nous pensions des plus sincères
Dans le ciel bleu sans nuages annoncés
Dont nous pouvions profiter sans prières ;

Ce que nous partagions nous le vivions
Dans une fraternité intangible
Et rassurante, que nous ne pouvions
Considérer autrement qu’infaillible ;

Nos cœurs se satisfaisaient de la vie
Béate, de ces sourires bénins
Où tout sentiment semblait abonni
Par ces mains tendues qui ne donnaient rien ;

Nous nous sentions compris et soutenus
Dans ces moments creux et insignifiants
Où le vain était des plus assidus
Lorsque nous nous voulions plus exigeants ;

Chimérique aide que tous ces discours
Qui se font entendre ; ostentatoire
Fierté que de parader sans détour
Dans un style des plus péremptoires

Qui n’engage que tous ceux qui y croient ;
C’est dans ces soporifiques alibis
Que ce construisent les mauvaises fois
Pleutres et sans le moindre des repentis ;

Piètre lâcheté face aux difficultés
Qui éloigne comme une épidémie
Les intérêts qui se trouvent entamés,
Menaçant par contagion les esprits ;

La plupart alors s’éloignent, discrets
Pour ne pas se trouver contaminé
Par cette obligation d’être au chevet
De ceux qu’ils n’ont jamais vraiment aimés.


Chronique d’une œuvre ratée

5 juin, 2008
art, litterature, poétique, Poésie | Pas de réponses »

  Chronique d’une œuvre ratée

Le jour où certains des hommes se mirent à croire
Qu’un Dieu pouvait présider à leur destinée,
Ils ne tardèrent à se targuer, à plastronner
Dans un de ces bonheurs les plus jubilatoires ;

La fatuité et la pitoyable indécence
De cette supériorité élective,
Flattait leur égoïsme et leurs prérogatives
Dans l’exacerbation de leur toute-puissance ;

Ils se mirent alors à essayer de comprendre
Les textes sacrés maculés et réécrits
Comme une épitaphe aggravant leur dyslexie
Sur les restes de leur raison réduit en cendre

Par des vérités restées incompréhensibles :
Dans l’obscurantisme d’un dogme prometteur,
Soignant leur peur dans un message rédempteur
Et qui expurgé leur devenait accessible ;

Tous comprirent qu’ils avaient été désigné
Et ce sentirent investis dans une mission,
Pour sauver les âmes égarées, de conversion
Pouvant justifier alors des pires péchés ;

Ils crurent lire qu’il y avait un paradis
Et c’est bien là que commença pour tous l’enfer :
Nul n’espérant plus rien en cette pauvre terre
Ils décidèrent  que tous leur était permis ;

Ainsi tous les hérétiques ils sacrifièrent
Pour s’attirer ses faveurs et être reconnu
Comme de fidèles soldats cherchant le salut
Dans les offrandes pour honorer leur Saint-Père ;

Lorsqu’ils surent qu’ils étaient faits à son image,
Ils finirent exaltés par se prendre pour lui :
Ils bénirent les atrocités, les barbaries
Accomplies en son nom dans d’extatiques rages :

Leur orgueil était à son comble et nourrissait
Toutes les ambitions chez les moins scrupuleux
Qui virent très vite tous les avantageux
Pouvoirs de domination qu’ils en tireraient :

Ils entreprirent ainsi d’éduquer les enfants
Pour avoir l’assurance qu’ils restent plus sages
Par la culpabilité et l’amidonnage :
Dans les catéchèses de l’endoctrinement ;

Mais des doutes apparurent sur sa perfection
S’emparant des esprits sains qui tout effrayés
Se mirent à réfléchir et désespérer
Comprirent enfin ses véritables intentions ;

Ils regrettèrent d’être nés, leur filiation
Ils rejetèrent pour ne plus lui ressembler :
L’opprobre était jeté sur notre humanité,
 Blessée pour des siècles par tant d’humiliation ;

Certains commencèrent à dirent que si Dieux
Existait, il aurait tant à se justifier
Qu’il vaudrait mieux qu’il ne se soit ressuscité
Et qu’il nous ait fait de véritables adieux ;

Il y en eût qui le dire mégalomane :
En prétendant pouvoir sauver nos pauvres âmes
De l’enfer expiatoire, jeté vif dans les flammes,
Il passait pour un de ces pompiers pyromanes ;

D’autres enfin pensèrent, qu’avec tant d’infirmités
Si peu de vertu, mieux valait ne croire en lui,
Qu’il devait être porteur des pires ennuis :
Heureux ces Romains qui eurent à le crucifier ;

Quel créateur peut-il se trouver dépassé
A ce point par une œuvre dont il est l’auteur
Et dont aujourd’hui il n’est plus à la hauteur,
Si ce n’est aux cieux où l’on cherche à l’excuser ?

De la compassion

5 juin, 2008
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De la compassion

C’est dans la détresse que la pitié
Ce fait des plus oppressantes et craintives ;
Elle nous place dans l’infériorité
Des plus avilissante et abrasive ;

Elle attire les fossoyeurs qui en quêtent
D’âmes affaiblies, s’emploient dans leur orgueil
Démesuré, à jouir de nos défaites,
Heureux de nous faire porter le deuil ;

Le cœur s’essouffle d’avoir à comprendre
Une raison qui ne peut accepter
La miséricorde, qui ne peut entendre
Ces voix plaintives et trop intéressées :

De ces estropiés prétendant marcher
Sur les braises munies de leurs béquilles
Où sur les eaux à jamais asséchées
Par leurs invraisemblables peccadilles ;

Rien n’est plus offensant que ces regards
Indécents de ceux qui croient reconnaitre
Le châtiment divin à notre égard,
Lorsque nous souffrons du fond de notre être ;

Fuyons ces larmoyants apitoiements
Qui sont une insulte pour qui l’inspire
Et qui nous voue à l’asservissement
Redevable de tout ce que l’on respire ;

Il faut nous libérer des préjugés
Abêtissants qui nous rendent serviles
En nous assujettissant aux péchés
Morbide et à des craintes infantiles ;

Il nous faut abandonner le carcan
 De ces jougs de la subordination,
Pour s’émanciper des fers humiliants
De l’indigence, qu’est la compassion.

Du poète

5 juin, 2008
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Du poète

Quand la bise naissante te dispersera,
Que ton absence personne ne remarquera,
Peut-être ne restera-t-il que le poète
Pour t’apercevoir de sa dernière retraite,

En ressuscitant par les mots ton souvenir,
Essayant par la rime de te retenir ;
Du sillon fécondé par ton précieux terreau,
Naitra cet embryon de vie en ton tombeau,

Comme un dernier berceau nourricier d’une mère
Bienveillante ayant sacrifié jusqu’à sa chair
Pour que germine la graine de sa nature
Et que murisse le fruit en sa sépulture ;

Ainsi verra-t-il fleurir dans tous les jardins
Ton esprit, qui, comme la rosée du matin
Étincelante et perlée, ci et là jetée
Comme autant d’yeux larmoyants et éparpillés,

Viendra parfumer subrepticement les roses
Émanant de ton cœur qui se métamorphose ;
Lorsque son regard pourra enfin s’élever
Dans la noirceur éteinte du ciel endeuillé,

Il te parera de mille et une couleurs
Incarnant une à une toutes tes valeurs
Qui prendront leur envol vers des lieux reculés
Comme une poussière lumineuse constellée ;

C’est un peu de ton souffle qu’il entendra,
Quand la brise laissera entendre ta voix
Comme un gémissement plaintif lui murmurant
De ne pas tenter de te rejoindre ; coiffant

Alors les voiles de sa frêle embarcation,
En évitant les récifs de la perdition
Et les vagues tempétueuses du destin,
Son ancre il posera pour d’autres lendemains ;

Il aura su conserver ton dernier soupir
Comme un flux divin qu’il aura à se servir
Pour raviver tes cendres, entretenir ta flamme
Et illuminer les cieux et toutes les âmes :

Pour que les anges séduits et admiratifs
Veillent sur toi comme leur enfant adoptif,
Te reconnaisse et te désigne séraphin,
Pour que nul humain ne soit jamais orphelin.

De l’indigent

5 juin, 2008
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De l’indigent

Sous le crépuscule qui l’envahit
Le monde  s’impose à ses yeux mi-clos,
Sous un brouillard, comme un épais manteau
Chaste aux attraits d’innocence ravis ;

Une chaleur tiède, mais apaisante,
Feint de l’apaiser, de le rassurer
Et le berce pour lui dissimuler,
Une réalité trop accablante ;

Son esprit est une impasse exiguë,
Qui se complaît à regarder son ombre
Sur les murs décrépis, dans la pénombre
Des vérités qui échappent à sa vue ;

Il ne s’alimente que d’évasion,
De réconfort duveteux et de fables
Qui dévirilise son cœur affable,
Voué à paître aux champs des illusions ;

C’est la cécité qui guide ses pas
Hésitants sur les chemins de l’oubli
Salvateur, nourrissant ses rêveries
De couardise au premier des combats ;

Le regret épargnera sa conscience
Et lui aura évité les efforts
De ceux qui luttent contre le remords
De ne jamais avoir tenté leur chance.

De l’imposture

5 juin, 2008
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De l’imposture

Pourquoi cette peur qui ne dit jamais son nom,
De religieux en proie aux spasmes névrotiques
Qui se lit sur leurs visages empreints de pardon
Et dans les écritures sacrément dyslexiques ?

Faut-il que chacun essai de donner un sens
A une vie qui en manque et dont les chemins
Se perdent dans les méandres de la souffrance ?
Cette route les prédestine à une fin

Qu’ils savent inexorable et que rien ne soulage
Pas même leur assurance en un paradis ;
Malgré les castrations pour devenir plus sage,
Les places seront réservées aux plus décatis,

Aux plus zélés de ceux qui auront sacrifié
Sur l’autel de l’hypocrisie leur libido,
A tous les saints sans aucune concupiscence
Qui pourrait venir réveiller leur lumbago,

Comme une punition calmant leur appétence ;
Pourquoi tant de pleurs lorsque l’on croit au divin,
Si peu de réjouissance aux portes du trépas
Lorsqu’ils regardent agonir, partir leurs défunts ?

Pourtant c’est bien leur Père qui les attendra,
Grâce à leur dévotion et vierge de passion
Dans l’impatience de cet ultime voyage
 Qui enfin, les affranchira des privations,

Détaché des futilités et des bagages,
D’un séjour terrestre emprisonné à leur fer ;
Le mal des hauteurs doit leur causer quelques maux :
Peut-être d’avoir à laisser leurs vaines prières

Où la crainte de découvrir un échafaud
Et s’être fait abusé par un imposteur,
Qui, prétendant les avoir fait à son image,
Les faits doutés sur ses talents de «Créateur» ?

Quand l’on voit leur peu d’entrain, malgré l’apanage
D’immortalité qui rassure leurs «pensées
Dermatologiques» où tous craigne pour leur peau :
C’est la mauvaise foi et la duplicité,
Le défaut de la croyance face au tombeau.

De ma tragédie ?

5 juin, 2008
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De ma tragédie ?

Arriverais-je un jour à me mettre à prier
Pour que comme tous, mes vœux puissent s’exaucer :
Que j’exempte de maux mes préférés amis,
Que je charge de maladies mes ennemis,

Que mon avenir se dessine dans les cieux
Apaisant toutes mes craintes et mon cœur anxieux ?
Dans la faiblesse et dans le découragement,
Entendrais-je les voix du soutien quand je sens

Dans la solitude naître le désespoir,
Dans un ciel bleu rempli de ces nuages noirs
Qui nous empêche d’apercevoir le soleil ?
Dans les nuits fiévreuses, agitées par le réveil,

Continuerais-je à nourrir tous mes cauchemars,
D’une vie nébuleuse et qui aussi m’égare,
De ce temps qui passe et qui fuit cet essentiel,
Dispersant mes qualités, tout mon potentiel ?

Eviterais-je ces chemins qui me condamnent,
Si je ne peux contourner les idées insanes
Et ce tourment, qu’est la tentation, anémiée
Par la privation et les désirs refoulés :

Du renoncement à tous les plaisirs faciles,
Aux jouissances terrestres qui rendent futiles,
Pour enfin mériter les couronnes de fleurs
D’outre-tombe, inhumant à  jamais ma douleur ?

Pourrais-je moi aussi redevenir crédule,
Comme ces enfants en détressent qui simulent,
Pour m’octroyer un peu plus de miséricorde
Auprès de tous ces fidèles qui ne s’accordent

Que pour désigner ensemble les adversaires,
Qui n’ont pas recours comme eux aux mêmes prières,
Qui ont même inventé d’autres Dieux que le nôtre
Et qui se fiche pas mal de tous nos apôtres ?

Dois-je moi aussi mordre la poussière et feindre
Une souffrance inique sans jamais me plaindre,
Pour espérer et  mériter les récompenses
Qui fleurissent au jardin de leurs intolérances,

Que tous les croyants cultivent et récoltent à l’ombre
Des ruines en cendre, dans les restes des décombres
Oubliées, sur lesquelles s’édifient leurs églises,
Dans la froideur de leurs âmes devenues grises ?

Puis-je moi aussi laver ma conscience à l’eau
 En conservant tout mon honneur et boire au seau
Qui sert à chacun à se récurer l’esprit,
En restant propre même dans l’ignominie,

Venu jeter l’opprobre sur une raison
Aliénée dans la plus sordide des actions ?
Pourrais-je m’endormir après m’être renié
Et  condescendre à toute cette ébriété,

Affirmant de fausses vérités canoniques,
Sans en n’éprouver aucun vertige émétique ?
Je veux rester sincère et fidèle à moi même,
Les pieds dans la source fangeuse du baptême,

En renonçant d’essayer de me nettoyer
Des odeurs pestilentielles de mes péchés ?

De la providence

5 juin, 2008
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De la providence

Quand le vent de la crainte se met à souffler,
La réalité se met à se camoufler
Dans les réfectoires de la sainte morale
 Où le monde paraît être hanté par le mal ;

Tous les esprits semblent avoir été envoûtés
Pour être mieux exorcisés et  sauvés
Par ces docteurs de l’église, chirurgiens,
Opérant toutes les âmes égarées du bien ;

Avec des guérisons rendant certains crédule
Et des fantômes perfides qui déambulent
Derrière chacune de leurs viles pensées,
Pourchassant leurs idées jusqu’à les répudier ;

Culpabilisant la moindre de leurs envies,
Réveillant les démons dans leurs pauvres appétits,
Condamnant le moindre de leurs penchants
Comme une ombre lancinante les poursuivant

Jusqu’aux entrailles de leur défunte raison,
Comme un dernier rempart à leur malédiction,
Sous le regard sévère du tout puissant père,
Dans sa promesse des flammes de l’enfer ;

C’est face à cette terreur que le religieux
Doit lutter contre ses désirs impétueux
Et les sanctions angoissantes d’un créateur
Dépassé par son œuvre et qui en spectateur

Regarde se dérouler cette « providence »,
Que chacun appelle de ses vœux dans l’apparence,
Dont il croit apercevoir chaque jour le signe
D’une preuve qui se manifeste et le désigne ;

Porteur de la sainte et vertueuse parole
Avec ostentation et arborant l’auréole,
Porté par le souffle asthmatique du divin,
Il se sent investi du pouvoir des devins ;

Il justifie l’exaction et les bacchanales
Purifier dans l’isoloir du confessionnal :
Purgatif soignant l’hypocrisie des consciences
Dans les eaux usées, souillées par l’intolérance ;

Troublées par les gesticulations diphtériques
D’une source fangeuse devenue toxique,
Barbotant dans les remous de l’immaculé
Ayant contaminé toutes les vérités.

Hymne à la jeunesse perdue

5 juin, 2008
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Hymne à la jeunesse perdue

Où est passé le temps des insouciances
Emportés par les feux de l’impatience ?
De notre quotidien fait d’inertie
Par nos convictions teintées d’apathie,

Dans l’abstention à toute opposition,
Résigné dans nos plates tentations
Par la tiédeur des envies, des plaisirs,
Refroidie dans l’ardeur de nos désirs ;

Les années ravivent ces braises éteintes,
Dans le regret d’une jeunesse emprunte
De la spontanéité innocente ;
De cette indépendance débordante

Que nous nous refusions de contenir
Sans culpabilité et repentir ;
Dans l’incontinence de nos passions,
Dans les idéaux de nos rébellions,

Fuyant les mesures et leur barrage,
Récusant tout ce qui nous tenait sage ;
Dans l’aveuglement de nos émotions,
Nous affranchissant de l’appréhension,

Livré à nos plus primaires instincts
Dans un ultime vertige sans frein,
Étourdi au frisson de l’abandon ;
Délivré de ces morales sans nom,

Dans l’ivresse de la désinvolture,
Au-delà des frontières, des censures
Où chaque aventure même délurée
Nous menait sur les chemins débridés

De l’égarement, de la délivrance ;
Griser dans le bonheur de l’inconscience
Par les utopies les plus subversives
De ces folles rêveries excessives

Où le délire était notre apanage,
Dans le détachement, sans aucun gage.

De la trahison

5 juin, 2008
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De la trahison

Je retiendrai le fruit qui tombe
De sa branche, pour te l’offrir
Avant même qu’il ne succombe,
Pour que tu ne le vois tarir ;

Je n’hésiterai pas à me courber
Pour recueillir tous tes défauts,
Comme autant de blés abîmés,
Dont je moissonnerai les maux ;

J’aplanirai nos différences
Et sèmerai le meilleur grain
Pour cultiver nos ressemblances
Et voir fleurir nos lendemains ;

J’apprendrai à coudre le soir
Pour rapiécer tous nos vieux rêves,
Y broder de nouveaux espoirs,
Des ailes pour que l’on s’élève ;

Je pourrai tamiser tes larmes,
Pour en rechercher les pépites
Qui rendront plus riche ton âme,
Recouvriront d’or nos limites ;

Je déterrerai des trésors
Pour que s’émerveillent tes yeux,
Pour enrichir nos désaccords
Et solder tous nos adieux ;

J’inventerai d’autres frissons
Pour vivre plus intensément
Les interdits de la raison
Autant que d’authentiques amants ;

La lune je décrocherai,
Pour ne pas troubler nos humeurs ;
Le soleil je ramènerai
Pour que l’été soit dans nos cœurs ;

Que de promesses solennelles,
D’abnégation pour se séduire,
De folies inconditionnelles
Pour se trahir et tout détruire ?

Combien d’années à se chercher,
De passions partagées, de rires,
Si peu de temps pour se quitter,
Pour s’oublier et se haïr ?

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