Reflexions

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Archive pour la catégorie 'poétique'


Aventure

30 avril, 2009
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Aventure

Quand les grilles de leur envie
Cédèrent aux assauts des promesses,
Dans le rêve des utopies
L’innocence s’emplit d’ivresse ;

Liée par la foi du serment
Leur passion fut comme bénie
Et comprirent qu’ils seraient amants,
Prêt à conquérir l’infini ;

La platitude de leur vie
Leur apparu insupportable
Et leur couple une dyslexie
Maritale et indéchiffrable ;

Errance, scellant une union
Qui sous le sceau de l’injustice
Vint justifier leur exaction
Comme une pulsion salvatrice ;

Liaison inspiratrice d’avenir
Et infléchissant un destin
Qu’ils ne désiraient plus subir,
Pour à nouveau croire à demain ;

Et dans le jeu des ressemblances
Ils recréèrent l’éternel
Comme pour laver leur conscience,
Dans une communion charnelle ;

Passionnel plaisir adultère
Assouvi comme des prémisses,
Qu’ils se jurèrent de refaire
En dessein et non en esquisse ;

Bonheur illusoire et volé
Au plus profond d’un désespoir,
Auquel ils tentèrent d’échapper
En s’abandonnant pour un soir.

Passion

8 décembre, 2008
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Passion

L’exigence de tes faveurs
M’a égarée dans une ivresse
Addictive, dont ton humeur
Possessive n’offre de cesse ;

Abandon inscrit en tes yeux,
Marqué par l’étourdissement
Fougueux de nos impétueux
Désirs, proche de l’indécent ;

Pudeur qu’il nous faut transgresser
Aux frontières du défendu,
Que nous franchissons débridés
Dans une fusion convenue ;

Je te veux chaste dans l’excès
Comme une dernière censure,
Qui nous hisse à tous les sommets
Du vertige de la luxure ;

Incandescence d’un bonheur
Qui se consume par l’attente
Suppliante de notre ardeur
Complice de nos chaudes ententes ;

Pompier de tous tes incendies,
Je suis devenu pyromane
Sur le bûcher de nos folies
volcaniques, jusqu’à l’insane ;

Souffle attisant nos deux brasiers
Sous les vents de l’excitation
Invasive de nos baisers,
Brûlants aux feux de la passion ;

Et nos cœurs rythmés par nos corps
Improvisent un dernier concert,
Gémissent un couplet dans l’effort
D’un refrain que chacun espère.

De l’inconstant

1 décembre, 2008
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De l’inconstant

C’est, errant dans l’ambivalence
Qu’il compose avec sa conscience :
Transigeant avec ses remords
Dans un consensuel désaccord ;

Précarité des opinions
Assujettis aux mutations,
Des doutes et de l’alternatif
Subterfuge de l’évasif ;

Jouet de l’instable immortel,
Il papillonne sans ses ailes,
Lassé de ne trouver de fleur
Assez belle pour son bonheur ;

Toquade poussée par les vents
De ses fugitifs changements :
Marionnette de ses humeurs
Dont les rêves et les souhaits se meurent ;

Ses joies tout étiolées d’ennui
Fluctue dans l’émoi : Il poursuit
Les fantaisies de ses désirs
Qui le prive de tous plaisirs ;

Ô toi ! Comble du versatile,
Comme ces caprices infantiles,
Insouciant et irresponsable
Tu t’arrimes à ton improbable ;

Camisole de l’incertain
Disloqué et mû en pantin :
Guidé par tes inattendus
Et vagues réflexes imprévus ;

Amours séduits aux feux volages,
Qui s’abandonne sans ancrage
A tes aventures fantasques,
Et qui finissent toutes en frasque.

Bonheur, cet inconnu

6 novembre, 2008
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Bonheur, cet inconnu

Ô toi bonheur ! Mon inconnu:
Combien de promesses déçues
Par tes attentes hypothétiques
Et mes songes fantasmatiques ;

Tu encenses les doux émois
Estropiés à l’ombre des croix, 
Par ta foi en cet accessible
Jouissance endeuillée et stérile ;

Tu es à l’incommensurable
Ce que Dieu est à l’ineffable :
Lueur brillante en l’éphémère,
Antalgique à nos joies amères ;

Tu es cet astre scintillant,
Sans le moindre mouvement,
Un repère pour égaré
Que les prières ont atrophié ;

Impénétrable plénitude
Enivré de béatitude ;
Éternelle contemplation
Murée dans les lamentations ;

Tu inspires les hommes instruits,
En leurs malades rêveries,
Et les certitudes addictives
De ces saints en leurs joies chétives ;
 
On s’évertue, en ton absence,
A croire que tu serais une chance
Qu’on trouverait au fond d’un verre
Ou un genou fléchit à terre ;

Phare de tous nos vagues espoirs
Échoué au fond de nos mémoires :
Je peux être ton Robinson,
Sans vouloir mourir d’illusion.

De l’inhibition

28 octobre, 2008
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De l’inhibition

Passions que les envies assiègent
D’élans brisés qui se morfondent
Et se consument comme un cierge
Dans la droiture pudibonde ;

Flamme éteinte au vent pernicieux
Des plaisirs ne trouvant d’issue
Que dans le vide licencieux
Et les frustrations du refus ;

Carcan morale qui s’embrase
Au bûcher de la tentation
Dans la volupté sans emphase,
Des supplices de l’abstention ;

Défloraison des appétences
Fanées sur l’autel des valeurs,
Cultivant la résipiscence,
Sous les serres où germent les peurs ;

Assouvissement solitaire
D’une libido réprimée
En une chasteté pubère
Refoulée et émasculée ;

Ô concupiscence coupable,
Désir incestueux des consciences :
Dans  l’excitation inavouable
Nos cœurs s’ébranlent en tous les sens.

 
 

Du somnambule

28 octobre, 2008
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Du somnambule
 
Ô toi! Sommeil engourdissant
L’esprit courbatu par l’effort :
Dans la foi en tes jugements
La cécité est ton confort ;

Tes désirs sont réalités
Et tes quêtes sont advenues
Dans l’horizon assermenté
Des certitudes parvenues ;

Le repos est ta condition
Et l’oisiveté la sueur
Fétide de tes réflexions,
Languissantes de fétu bonheur ;

Alibis et fausses apparences,
Brumisateur de vérité
Javellisé aux exigences
D’une existence aseptisée ;

Passé exempt de tout regret,
Récurant toutes les audaces,
Épongeant les moindres projets,
Essorant toutes les menaces ;

L’affirmation est conviction
Pour qui choisit de sommeiller
Les yeux clos dans l’abnégation :
Comme dans un rêve éveillé ;

Ô doux songe soporifique,
Exutoire aux vieux cauchemars,
Enchantement analgésique
D’un glauque quotidien épars ;

En ton dortoir le somnambule
Dans sa torpeur cherche l’issue,
Le dos tourné à la pendule,
Les bras tendus comme un vaincu.

Mère Nature

30 septembre, 2008
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Mère Nature

Ô mère nature, divine souveraine :
C’est par la grâce de ta force que les êtres
Recouvrent leur humilité, tombant les chaines
De l’orgueil et de leur attachement aux sceptres ;

Tu n’as pas de préoccupation mercantile :
Séisme et déluge nous rappellent l’éphémère
Du beau et cette magnificence futile
Des palais dorés que tu disperses à la mer ;

Insouciante de ce qui peut les rendre fières,
Insensible à leurs ouvrages et à leurs chef-d’œuvres
Jusqu’à même ignorer leur présence sur terre,
Rien ne te résiste et n’entrave tes manœuvres ;

Indifférents à tes lois et tes fondements,
Dès qu’ils ont su aiguiser leurs intelligences
Et assouvis leurs besoins à ton détriment,
Tu les punis comme si tu criais vengeance ;

Tu démolis les talents et les inventions
Des constructeurs emportés par l’élan de batir,
Enorgueillis du génie de leur création,
Que la moindre bourrasque peut anéantir ;

Tous ont essayé de te dompter, mais en vain :
Chaque fois qu’ils ont dû relâcher leurs efforts
Tu as repris tes droits et suivi ton chemin
Comme si tu voulais préserver tes trésors ;

L’homme n’a pas retenu tes enseignements :
Il a cru que tu étais là pour le servir
Et qu’il pouvait toujours agir impunément
En étanchant ses plus archaïques désirs ;

Demain le charognard habitera nos ruines
Et viendra rogner les os de ses anciens maitres
Sur les tombes entr’ouvertes et peuplées de vermine :
Car trop tard il sera pour saisir ton mal-être.

Du verbe

30 septembre, 2008
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Du verbe

Ô toi Dieu! Par le verbe ta création fut :
Le Tout est ton œuvre et sans toi rien n’a put être :
Tu éclairas tous les êtres pour leur salut
Et la lumière et nos esprits purent enfin naître ;

Trait d’union entre le Créateur et le monde
Assurant la cohérence de l’univers :
Tu fus la source primordiale et féconde
De la connaissance en illuminant la terre ;

Ô logos ! Éternelle luminosité
Efficiente d’une raison : par le discours
Divin, tu réconcilias la dualité
En transmutant l’infinie ténèbres en amour ;

Genèse qui mit fin au chaos ; alchimie
Chassant le néant, engendrant par le dialogue
Devenu chair, l’incarnation du fils génie  
 Qui glorifia la vérité dans un prologue ;
 
Mais le verbe s’est flétri dans le cœur des hommes :
Ton message est devenu logorrhée stérile
Et ton jardin ressemble à un capharnaüm
Où nos âmes déambulent dans l’infertile ;

Trahi par les mots quand les paroles s’envolent,
Excommunié par l’oubli des pensées qui meurent
En ces vaines homélies où les phrases somnolent,
La critique exsangue a perdue de sa lueur.
 

 

De la réflexion perdue

7 septembre, 2008
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De la réflexion perdue

Ô toi profondeur de l’esprit !
Tu te construis un monde ombreux
Pour que l’être au jour, abêtit,
S’isole dans le ténébreux ;

Chaque nuit le sable y prospère
Dans la désolation stérile
De l’hégémonie d’un désert
Ne concédant rien au fertile ;

Lueur tu ne pénètreras
Pas les strates de l’ignorance
Que l’ineptie t’opposera
Dans sa quête de somnolence ;

C’est dans l’extatique mutisme,
Ce funeste assoupissement
Au tombeau des idéalismes,
Que fleuri l’endormissement ;

Qu’est-il arrivé aux idées
Pour qu’elles n’y aient plus leur nid,
Pour qu’elles aient ainsi déserté
Un cerveau livré à l’ennui ;

L’âme s’est tue dans l’aphasie
De cet ostracisme raison
Relégué dans la niaiserie
Du fléau qu’est la cognition ;

Ver tu as élu domicile
Au coeur du fruit de l’immortel
En pérénisant le futile
Au rang des grandeurs éternelles ;

Ô pathétique intelligence !
En perdition et titubante
Dans des pensées en flatulences :
Ta réflexion est vacillante.

 

De l’éphémère

7 septembre, 2008
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De l’éphémère

Ô toi ! Instant de l’éphémère,
Sublime de l’évanescent :
Ton avènement mortifère
A endeuillé l’être pensant ;

À peine as-tu franchi le seuil
Du vivant que tu revendiques
De t’en retourner au cercueil
Des évocations oniriques ;

Lueur affranchie de constance
Dans un infini circoncis
De défuntes réminiscences
D’une chronique ensevelie ;

Indélébile souvenir,
Moment volatil embaumé
De périssable devenir
Parfumé de fugacité ;

Éclair pétrifiant nos mémoires
Fragmentées d’éclats fugitifs
Et d’infructueux faux espoir
Mort au provisoire furtif ;

Soudaineté de l’imprévisible
Instantanée effervescence,
Vain reflet de l’imperceptible
Immédiateté de l’essence ;

Insondable bonheur présent
Immolée par le temporel,
Incommensurable étincelle
Calcinée au feu du néant ;

Destin entaché de précaire
Face à un avenir instable
Fuyant un monde temporaire
Tout converti à l’immuable.

 

 

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