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Archive pour la catégorie 'Poésie'


De la démagogie

28 juin, 2011
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De la démagogie

Le juste succombe au superficiel savoir
Arrogant, qui ne brille que sous les honneurs
Des lumières de l’apparat, et des faveurs
D’une foule éprise de faste et de pouvoir ;
Les sots s’éclairent sous les feux de l’artifice
Eloquence, dans une sujétion complice.

Car la vérité est une mère endeuillée
Qui enterre ses évidences sur l’autel
 Des intérêts, là où les débris s’amoncèlent
De gerbes fanées, effeuillées de toute idée ;
Ô conviction, heureuse orpheline du vrai,
Ta foi t’exempte de conscience et de regret.

Le probable crée d’ébouriffantes croyances :
Quand l’apparence vient courtiser l’illusion,
Elle émousse nos crédules interprétations,
Pour assoupir l’envie, éveiller l’espérance ;
La réalité se borne aux besoins factices
Qui comble nos désirs au gré de nos caprices.

L’opinion est le tombeau de nos idéaux
Déçus, un chant de sirène à nos certitudes
Quand elles cèdent à l’enjôleuse platitude
Du discours qui loue les faibles et flatte l’Ego ;
L’Homme marche sur les pas des élus naissants,
Le bon sens captif, le jugement claudiquant.

Du vain solitaire

28 juin, 2011
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Du vain solitaire

C’est un ensoleillement qui tourne en tempête
Quand à fond de cale, il chavire d’hébétude,
Distillant son aigreur en s’épanchant dans l’absurde,
Ferré au goulot d’une imbuvable piquette :
Chopine à la dérive abandonnée aux flots
Écumés de dérision, éructant ses maux.

Breuvage amollissant, comme une camisole,
Fait d’âpre penchant, de déboires qui le grisent
Et l’exaltent jusqu’à la convulsive crise,
Lorsqu’il doit constater le vide de sa fiole :
Quête de paradis qui finit en enfer,
Quand l’âme aux abois se rapproche de sa bière ;

Bacchanale calice de joie expiatoire,
Apprivoisant ses démons à coup de bitures,
Vociférant jusqu’à l’extrême vomissure
Comme désabusé, affalé aux comptoirs :
Sa vie est une gesticulation chronique,
Faite de jurons graveleux et pathétiques ;

Toi Poète, qui de vers exquis nous ravit,
Lui, lève le sien comme en provoquant le ciel,
Avide, boit à gorge dévoyée son fiel
En d’insatiables lampées, jusqu’à la lie :
Le vain solitaire évinçant ceux qui l’aimaient,
Il mourru tel un rebut que tous évitaient
.

Rédemption d’une pécheresse

13 août, 2010
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Rédemption d’une pécheresse

Je confierai tes envies aux dieux de l’enfer,
Pour y brûler les démons qui hantent ta chair,
Embrasent ta sensualité et tes ardeurs
Qui se consume sous ta braise sans pudeur ;

Je préviendrai ta ferveur la plus obsédante
Et dompterai ta fièvre la plus dévorante,
En réfrénant tes penchants qu’attise la nuit
Comme une addiction diurne qui t’asservit ;

J’éteindrai ce brasier bouillonnant, pulsionnel
Qui se ravive sous les vents instinctuels,
Au bûcher de tes excès et de tes errances,
Qui couve sous le feu de tes inappétences ;

Je préserverai ton corps défloré où l’âme
Licencieuse, espère être purifiée aux flammes
Rédemptrices, pour que tu puisses enfin t’étendre
En la poussière et ressuscité de tes cendres ;

Je te hisserai tout en haut du mât des cieux,
Et comme ce Phénix flamboyant et glorieux,
D’un délicat et ultime battement d’ailes,
Tu franchiras l’aube cristalline du ciel ;

Là, transcendant le cycle du temps et de vie,
Au souffle du divin, au seuil du paradis,
Enfin, tu pourras contempler l’éternité
A la lumière de l’infinie vérité.


Du feu éternel

16 novembre, 2009
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Du feu éternel

J’irai ouvrir grandes les portes de l’enfer
Pour y brûler tes souvenirs les plus amers
Qui embrase ta vie et brise ton bonheur,
Où sous les braises se consume ton ardeur ;

J’incendierai toute tes angoisses où ton âme
Inconsolable espère la chaleur des flammes
Comme réconfort, pour que tu puisses t’étendre
Sans plus jamais craindre la poussière des cendres ;

J’apaiserai tes blessures les plus mordantes
Et j’éteindrai ta fièvre la plus dévorante,
Calcinée par les remords qu’attise la nuit
A l‘aube des regrets qui mine ton esprit ;

J’éteindrai l’incandescence de tes pensées
Révoltantes, ravivées au vent du passé
Sur le bûcher de tes épreuves et des défiances,
Qui couve sous le feu de ta désespérance ;

Du charbon réduit, j’esquisserai des desseins
Et raturerai ta tristesse et tes chagrins,
Pour que tes idéaux soufflent sur le tison,
Au foyer de l’espoir enflammé d’illusions ;

Et je cautériserai enfin tes coupures
A la clarté vivifiante, d’une brasure
Je souderai un point d’union fusionnelle
Scellant nos vies, avec pour témoin, l’éternel.
 

De l’indigent (revue)

16 novembre, 2009
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De l’indigent (revue)

C’est sous le crépuscule de la nuit
Que s’offre le monde à ses yeux mi-clos,
Sous un brouillard comme un épais manteau
De soumission, d’espérance  accroupie ;

Bonheur par procuration, chancelant
Au faîte de l’infériorité
Qui tapisse une raison emmurée
En d’insolubles vains renoncements ;

Languissante existence contenue
En l’abandon divagant de son ombre
Furtive, que rien ne gêne et n’encombre,
Pas même la lueur de l’exigu ;

Vie de transhumance emplie d’évasions
Dominicales et d’épisodes oiseux
Que tout divertit, même les adieux,
Quand il faut paître aux champs des illusions ;

Le goût de l’embusquer guide ses pas
Indolents sur les chemins rétrécis
Et tortueux teinté de flagornerie
Quand il s’agit de feindre le combat ;

L’indifférence siège en sa conscience :
L’impassible ensevelit ses remords
Comme une pelletée de terre après mort
Éloignent les regrets qui non de sens.

Du sensible

16 novembre, 2009
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Du sensible

Il existe un savoir par delà les silences,
Aux confins du cœur, faisant entendre sa voix
Dans un écho qui se heurte à la connaissance
Et vient se réfléchir comme un murmure en soi ;

Langage somnolent dans les fonds abyssaux
De nos entrailles et qui dans un chuchotement,
Refoulant toute la malignité des mots,
Nous ouvre aux sensations de l’absolu néant ;

Souffle inspirateur des plus belles créations,
Sublimant la nature et transcendant l’humain,
Dont la beauté brute indemne d’affectation,
Nous permet de toucher nos rêves de la main ;

Chant de l’intime, sans musique ni parole :
Mélodie de l’âme dépourvue de refrain,
Guidant nos pas sur un parterre de bémols
Dans l’harmonie organique, au son du divin ;

Eclat des profondeurs à la frange de l’être,
Frappant aux portes de l’impérieuse raison
Fermée aux lueurs intérieures, pouvant naître
A son insu, qui obstruerait son horizon ;

Sentiment inné de la justice morale
Se dérobant au joug de notre intelligence
Et échappant aux dissimulations verbales
Qui se pare de l’ostentation de l’apparence ;

Occulte expression éthérée du sensoriel,
Aux arcanes du subtil, empreint d’indicibles
Vérités, fuyant le monde du rationnel
Loin des certitudes qui nous rendent impassibles ;

Source originelle ondoyant en l’ineffable
Antagonisme de l’amour et de la haine :
Des passions destructives aux vertus louables,
Il crée cette espérance qui coule en nos veines ;

De l’espoir effeuillé

16 novembre, 2009
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De l’espoir effeuillé

Pétales errants livrés aux caprices du vent,
Çà et là dispersés sur les débris en ruine
De ces amours aiguillonnés par tes épines ;
Sur ta tige affaiblie au souffle des tourments,
Nul n’a su les compter pour y lire l’espoir
T’effeuiller au hasard d’un peut-être et y croire ;

Roue des infortunés de la vie qui espèrent,
Dénudée par les jeux crédules des amants
Qui invente chaque jour de nouveaux serments
En misant sur un sort fait d’illusions amères ;
Calice bu jusqu’à la lie du désarroi
Sous les tonnelles en fleurs où se fanent les joies ;

Corolle déflorée au rythme des promesses
Qui ensemence ton cœur cultive mes peurs,
Quand ton souffle saccadé d’élan, dans l’ardeur
Pâme tes yeux dans une dernière détresse,
Quand mes mains effleurent le bouton de ta rose,
Flétrie aux  rougeurs de mes doigts qui jamais n’osent ;

Éphémère beauté sacrifiée sur l’autel
Du doute, que tous les maladroits du bonheur
Désir égrené comme un chapelet de faveur,
Exhortant le destin à l’ombre des chapelles :
Ta splendeur décline au glas de ces litanies
Qui orne les parterres de vaines utopies.


 

Effluves du soir

16 novembre, 2009
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  Effluves du soir

Ô mémoire étiolée, combien je te vénère
Dans mes rêves éveillés, quand j’implore les cieux
D’éteindre en moi le feu des souvenirs amers,
Que mes yeux ont gardé en signe d’adieux ;

Je n’ai pu résister aux voix de l’extérieur :
Comme la sirène exacerbant nos faiblesses,
J’ai cédé à ses chants et cru que ses faveurs
M’aiderait à surmonter, souffrance et détresse ;

Apre lucidité, Muse cauchemardesque
De mes réalités, fardeau de vérité :
Ton ballet nocturne aux accoutrements dantesques,
Joue des mises en scène au songe mal inspiré ;

Crépuscule béni dont j’attends impatient
Le manteau recouvrir les douleurs indécentes
D’un monde condamné au repos affligeant
De l’indifférence sereine et provocante ;

Torturante clarté, veux-tu me sacrifier
Aux portes du néant, enterrer mes émois
Au fond des catacombes et ne plus m’attaché
Aux liens d’humanité, pour affranchir mes joies ;

Je fuirai ta lueur et poursuivrai ton ombre
Pour que l’obscurité sur ton chemin me guide
Jusqu’à tes ténèbres, me jettent en ta pénombre
Et trouvant le repos, je m’abandonne au vide ;

Douceâtre rêverie, tu ne m’emporteras
 En tes vains fantasmes ni en tes illusions,
Car la malignité et ton indigne appât,
Ce funeste poison aux couleurs d’évasions ;

Colombe innocente à la blancheur matinale,
En ton sein j’apprendrai à lire dans le noir
Ces beaux contes de fées pour enfin faire escale
En ta nuit parfumée aux effluves du soir.

Hymne à la danse

30 avril, 2009
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Hymne à la danse

A l’orée de l’intime et de l’exhibition,
Tu vacilles entre pudeur et ostentation
Dans ta schizophrène délivrance gestuelle,
Comme une insoumise à la tyrannie charnelle ;

Tu t’appropries l’espace en offrant à la scène
Ta sensualité que çà et là tu égrènes,
Dans tes élans réfrénés cachant l’attirance
Des excès dont tu manipules l’apparence ;

Syntaxe du geste aux accents chevaleresques,
Élégance des courbes ponctuées d’arabesques,
Tu conjugues la fierté et l’humilité 
Dans des accords d’ambivalences improvisées ;

Reine de l’éclat aux flamboyantes postures
Narcissiques flattant ton égo, tu endures
A la barre la vision des vicissitudes
De la création et son lot d’incertitude ;

Allure légère empreinte d’austérité,
De séduction passagère et dissimulée,
De transport passionnel et de désinvolture
Intentionnelle, d’équivoque et de droiture ;

Expression d’une liberté conditionnelle
Qui échappe au joug d’un esprit directionnel,
Métamorphosant la pensée en mouvement
Par la magie de ce corps en déplacement ;

Émotion du sacré au rituel mystérieux
De grâce et de volupté provoquant les Dieux
Et bravant  la gravité de ses lois terrestre,
Comme un défi qui t’affranchit de tous tes maîtres ;

Théâtre de la justesse et de l’harmonie,
Jouant des passions humaines et des tragédies,
Tout en apprivoisant tes démons intérieurs
Dans une parodie cadencée de bonheur ;

Sueur de labeur aux ivresses rédemptrices,
Abandon extatique aux transes salvatrices,
Ton âme se flagelle aux lueurs du trépas,
Dans une ultime initiation vers l’au de là ;

Ô toi étoile en perpétuelle rotation,
Tu es le rythme originel de l’action
Où le mouvant se hisse aux cimes du sensible,
Vers la ronde intemporelle de l’intangible.

De l’impuissance pontificale

30 avril, 2009
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De l’impuissance Pontificale

Ô Toi médecin des mécréants pervertis,
Condamnant la profanation à la souffrance
Sans recours à l’asepsie, ni l’euthanasie,
Cautérisant au bûcher les âmes en errance ;

L’addiction aux hosties te prive d’appétit,
Anémie ton âme souffreteuse en dormance
Sous des eaux bénites désaltérant l’esprit,
Sans épancher la soif en ton intolérance ;

L’ivresse des profondeurs et de l’infinie,
Déserte la quiétude de tes évidences
Et fuis les certitudes de tes homélies
Castratrices, qui te condamnent à l’impotence ;

L’amour s’arrête où commence l’hypocrisie
De ta piété, dans cette lâche obéissance
Rampante et obséquieuse paraplégie
Du renoncement au comble de l’indécence ;

C’est dans les fonds ténébreux de la sacristie
Que reposent les oripeaux de ta conscience,
Ce reliquat d’humanité dans l’agonie
D’une liturgie mortuaire et sans essence ;

Poussé par le souffle vital de l’hérésie,
Les pécheurs cherchent de nouveaux îlots de science
Où jeter leur encre de savoir et d’écrits
Au risque d’échouer sur une de tes potences ;

Il refuse le confort de tes alibis
Et l’intérêt cupide de tes alliances,
Préférant l’apostasie à ton paradis,
La chaleur de l’enfer aux dégradantes avances ;

Car tu ne te courbes pour vendanger le fruit,
Mais t’inclines dans une humiliante allégeance,
Dans un plaisir endeuillé par l’anorgasmie
De tes prières privées de toute jouissance ;

La foi est ton préservatif, ton seul abri
Où tu te mures pour échapper aux exigences
D’une vie que tu as tapissée de mépris,
Tagué de haine phobique et d’outrecuidance ;

Bercé de chant sacralisant les interdits,
Les écritures restent ta seule romance
Amoureuse et les baisers sur ton crucifix,
Une arme évangélique au reflet d’impuissance.

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